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L'AVARAP Aquitaine sur Facebook Avarap33 - Headlines L’intelligence collective… et les groupes Avarap

Bien s’organiser pour réussir son parcours Avarap

 

Le travail à faire ne manque pas durant un parcours Avarap. Avec des difficultés supplémentaires pour ceux qui ne sont plus dans le cadre structurant d’une entreprise : bien s’organiser et lutter contre la procrastination. Des remèdes simples et éprouvés existent pour s’en sortir. Les conseils d’un expert.

 

Il est 10h50 et la page intitulée "RP" est encore quasiment vierge sur l’écran de Paul, qui commence à se décourager. Et aussi à légèrement s’énerver contre sa compagne qui, avant de quitter la maison, lui a glissé que ce serait bien, "puisqu’il est à la maison", de passer à la poste récupérer un pli recommandé.
"Bon, allez, se dit Paul, je me fais un petit café et ensuite, on va voir ce qu’on va voir… enfin, j’espère."

Vous avez connu des moments similaires ? Bienvenue au club ! Suivre un parcours Avarap demande un travail important, dans un contexte moins cadrant qu’en entreprise. Pas étonnant dans ces conditions qu’on se sente parfois très démuni ! Voici quelques points de repères qui permettent de travailler plus efficacement au service de son projet et de son groupe.

 

Connais tes ennemis !

La première chose est de prendre conscience qu’un certain nombre d’ennemis apparaissent lorsqu’on ne se trouve plus dans le contexte d’un emploi. Le premier d’entre eux est la solitude. Hors du cadre de l’entreprise, plus de réunions, plus de pauses à la cafétéria, plus de conversations de couloir, moins d’e-mails. Même si le groupe Avarap est là pour récréer du lien social, on se trouve la majorité du temps seul face à soi-même.

Ensuite, au cours du parcours l'Avarap, on est face à une méthode inconnue que l’on découvre, et qui nous demande de faire des choses nouvelles, comme parler de nous par écrit. Pas étonnant que la peur de la page blanche puisse parfois nous saisir.

L’entourage lui aussi peut s’en mêler. Comme on est plus souvent à la maison, la frontière entre la vie professionnelle et la vie privée peut devenir plus floue, pour soi comme pour les autres.

Enfin, l’absence de cadre peut aussi nous déstabiliser et nous conduire à procrastiner. Les interrogations sont multiples : "Pourquoi me lever aussi tôt que lorsque je travaillais ?", "Est-ce que j’ai vraiment besoin de relire le miroir de Lucie avant son ADT ?"

Il ne faut pas se cacher que cette période comporte son lot de difficultés. Qui sont autant d’opportunités de renforcer son organisation, pour réussir son parcours Avarap, mais aussi, et surtout, pour après.

 

Les trois piliers de l'organisation d'un P.R.O.

Nous sommes tous différents, et donc l’organisation qui va être optimale pour Paul n’est probablement pas celle d’un autre. Cependant, dans toute organisation, on peut distinguer trois composantes qui en sont les piliers.

En premier lieu on trouve les principes. Ce sont les règles du jeu que l’on se donne. Par exemple, Paul peut se dire : "Je consacre 15 heures de travail par semaine à l'Avarap." Un bon début, mais un vœu pieux si Paul en reste là.

Il faut y ajouter les outils, qui sont les supports concrets de l’exécution de nos principes. Par exemple, Paul peut acheter un petit agenda de poche où il consignera ses séquences de travail Avarap.

Mais principes et outils resteront lettre morte sans le troisième larron : les rituels. Par exemple, terminer chacun des moments consacrés à l’Avarap par l’inscription dans l’agenda, au jour dit, du temps passé et du travail réalisé.

Ainsi, grâce à un rituel utilisant cet outil, il pourra vérifier que le principe de ces 15 heures qu’il s’est promises à lui-même est bien une réalité, ce qui ne manquera pas en retour de contribuer à sa confiance en lui (ou lui permettra de rectifier le tir dans le cas contraire.)

 

Quelques pistes possibles pour démarrer...

• Travailler par "Pomodoro ". Un Pomodoro, c’est une séquence de travail de 30 minutes, découpée en deux parties inégales de 25 et 5. On travaille d’abord en pleine concentration sur la tâche à effectuer durant 25 minutes sans interruption. Puis on s’oblige à une petite pause de cinq minutes pour se détendre, recharger les batteries, faire le point, avant de repartir pour une nouvelle plongée de 25 minutes, en répétant le procédé autant de fois qu’on le souhaite ou que nécessaire.

Un truc de productivité comme on les aime : simple, contre-intuitif et… redoutablement efficace.

• Changer une habitude. Prenons un cas de procrastination : Paul a décidé de travailler sur son projet pro à partir de 14 h, mais à partir de 13h45 tout un tas de choses "à faire vite fait" lui traversent l’esprit... Il se met à son projet vers 15h, avec une vague culpabilité qui lui ôte une partie de sa motivation.

Paul peut se débarrasser de cette mauvaise habitude en se disant : "Lorsque je me trouve une chose urgente à faire juste avant de commencer une tâche que je redoute… (déclencheur), au lieu de m’y lancer sans réfléchir (comportement à éviter), je vais noter cette tâche pour l’accomplir à la suite de la tâche redoutée comme récompense d’avoir eu le courage d’affronter cette dernière" (comportement souhaité).

• Se créer un environnement de travail. On trouve normal de travailler sur le lieu de travail pour son employeur, et à la maison pour soi. Quand on ne travaille que chez soi, ces frontières sont plus floues et peuvent amoindrir notre productivité et notre motivation. Une solution : se créer un contexte de travail en dehors de l’entreprise avec :

- Des plages horaires fixes — "le lundi c’est ravioli". Encore meilleurs avec une bonne sauce à base de Pomodoro…

- Un "coin Avarap" à la maison — Un sujet = un endroit. Permet de garder tout à portée de main, et indique à l’entourage de Paul que là, "il avarappe".

- Un "coin Avarap" hors de la maison — un café tranquille, une bibliothèque, un espace de co-working, un "pseudo-atelier" où l’on se retrouve à plusieurs pour travailler ensemble mais chacun pour soi… autant de contextes limitant les distractions.

15h30. Paul regarde sa liste de Pomodori avant de quitter la bibliothèque. "Pas mal avancé aujourd’hui, se dit-il. Le premier Pomodoro m’a permis de m’échauffer et ensuite j’ai bien dépoté… Allez, je rentre. Et je dois même encore pouvoir récupérer ce fichu recommandé en passant..."

 

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